Madame, Mademoiselle, Monsieur,
L'approche de l'été est toujours une période propice aux loisirs, mais aussi aux réflexions et à la préparation des décisions futures.
D'ailleurs, l'état lui-même nous en donne l'exemple : n'est-ce pas en pleine coupe du monde de football qu'il va dévoiler ses projets sur l'avenir de nos retraites ?
Nous avons déjà bien compris qu'il faudrait cotiser plus longtemps, et travailler aussi jusqu'à un âge plus avancé.
Sans nier aussi bien l'allongement de l'espérance de vie que le fait que les jeunes rentrent plus tard (en moyenne) que par le passé dans la vie active, on est tout de même en droit de se poser bien des questions.
La retraite à 60 ans, c'était une faute ?
Le système par répartition, c'est une mauvaise chose ?
Les retraites actuelles sont-elles trop élevées ?
Que fait-on de tous ceux qui ne peuvent plus travailler parce qu'ils sont tout simplement cassés ?
Et que fait-on de tous ceux qui ne refusent pas de travailler, mais dont personne ne veut plus parce que "trop âgés" ?
Travailler plus pour gagner plus, ou travailler plus longtemps pour gagner moins ?
En réalité, le "piège" est très clair : nous n'allons pas forcément quitter plus tard la vie active, mais à coup sûr, on ne sera pratiquement jamais plus au taux maximum de retraite. Et à quand les fonds de pension à l'américaine ?
Mais l'histoire n'est pas encore écrite. Jamais une avancée sociale n'a été gagnée sans luttes. Et inversement...
A très bientôt.
Daniel Rougé